TUBÀ présent à l'événement SUPER DEMAIN : une occasion de s'approprier la datavisualition !

Les beaux jours sont de retours et apportent avec eux une floraison d’expérimentations permettant de mieux saisir les enjeux du numérique. Organisée par l’association Fréquence écoles œuvrant pour l’éducation aux médias, la 4ème édition rhônalpine de Super demain s’est tenue ce 18 et 19 mars aux Subsistances. Cet événement gratuit et inter-générationnel propose chaque année à tous les publics de (re)découvrir et décrypter l’univers numérique.

Partenaire de cette manifestation ayant réunis plus de 4 000 visiteurs, TUBÀ était présent dans l’espace « DATA » pour parler et faire manipuler le monde des données au cours d’un atelier ludique. La diversité des publics qui ont pu se croiser, se rencontrer, échanger au cours de ces deux jours a nécessité la mise en place d’un atelier ouvert, interactif et modulable. En effet, le vendredi était dédié aux groupes scolaires ainsi qu’aux professionnels de l’éducation, et le samedi était consacré à l’accueil du grand public.

Explication de la datavisualition

Le terme anglo-saxon « data » signifiant « données », renvoie à des informations numériques qui circulent massivement de manière désagrégée. Afin de rendre plus accessible les tenants et les aboutissants de la datavisualisation, TUBÀ a ainsi proposé un atelier autour des pratiques culturelles pour permettre à tout à chacun de comprendre que les données personnelles n’ont de sens que si elles sont traitées, à l’aide d’outils numériques en autre, pour permettre d’obtenir des résultats et comprendre un phénomène donné.

Organisation de l’atelier TUBÀ

Trois temps permettaient de s’approprier ce concept durant cet atelier. Le premier concernait la répartition physique des participants dans six carrés matérialisés à même le sol, chacun se rapportant à une pratique déterminée préalablement : sport, spectacle,musée, cinéma, bibliothèque, concert. Dans un deuxième temps, les participants ont exprimé la fréquence à laquelle ils effectuaient chaque pratique culturelle – plusieurs fois par semaine, plusieurs fois par mois, plusieurs fois par an, ou jamais – en allant placer une balle de couleur associée à une fréquence dans six cylindres reprenant les pratiques citées ci-dessus. Chaque cylindre était scindé en fonction du genre afin de déterminer s’il existe des pratiques culturelles différentes entre les hommes et les femmes. Ces formes offrent une visualisation claire et des résultats interprétables rapidement, grâce au jeu de couleurs. Une troisième activité invitait les participants à inscrire sur une carte de la métropole, le lieu dans lequel les participants aimaient le plus se rendre. Chacun venait apposer une gommette de couleur en fonction de leur genre sur une cartographie du territoire métropolitain.

Retour sur la journée des professionnels et des scolaires

Le vendredi, des élèves de primaire, collège et lycée sont ainsi venus se tester à la datavisualition. Il en ressort que le sport est une pratique hebdomadaire quand le cinéma est davantage mensuel et les musées, concerts, spectacles et bibliothèques restent des sorties annuelles. Les données recueillies pour le sport démontrent qu’environ 68% des enfants effectuent une activité sportive de manière hebdomadaire, sans différence significative entre les garçons et les filles. Cela peut s’expliquer notamment par le fait qu’ils pratiquent du sport dans leur établissement scolaire. En outre, pour ce qui est de la fréquentation des bibliothèques, 21% des filles ont exprimé s’y rendre plusieurs fois par mois contre 7% de garçons. Une différence de genre est ici observable. A noter que 37% des enfants sondés ont signifié ne jamais s’y rendre. Les résultats obtenus pour la carte ont notamment pu mettre en lumière la concentration de gommettes vertes (pour les garçons) et oranges (pour les filles) sur la Part-Dieu. Le motif invoqué renvoie à un espace de sociabilité et de consommation permettant principalement aux adolescents de se retrouver, de flâner à proximité des commerces et des équipements de loisirs. Se détachant des pratiques culturelles « instituées » attachés à un lieu identifié, le centre commercial, espace de nature juridique privée, illustre en ce sens le paradoxe de l’espace « public », entendu dans sa première acception comme un lieu propice à la rencontre, au frottement d’individus venant d’horizons divers. Les pratiques de loisirs des adolescents se concentrent donc des espaces de consommation mais accessible à tout public.

Carte des lieux prisés – Scolaires

Carte des lieux prisés – Scolaires

Retour sur la journée gratuite pour tous

Le format de l’atelier a été adapté à la journée du samedi, orientée vers le grand public. Au vu du flux continu de visiteurs, l’activité en lien avec les fréquences et celle de la localisation cartographique ont été maintenues, avec toutefois la modification d’une variable concernant la grille d’analyse de cette activité, réalisée non plus en fonction du genre mais selon l’âge. Les données inhérentes à chacun et contingentes d’un système de valeurs, et des pratiques de l’espace, se conjuguent dès lors au pluriel sur ce support visuel. Il est alors possible de traiter les informations et d’en déduire que les enfants âgés de moins de 8 ans (gommettes roses) aiment aller au parc de la Tête d’or, espace à l’air libre, quand les adultes âgés de 26 à 39 ans se rendent préférentiellement sur les berges du Rhône, ou vers la Guillotière. A nouveau, la Part-Dieu fait l’objet d’une concentration de gommettes correspondant aux 13-17 ans. Les autres tranches d’âge étaient quant à elles, davantage parsemées en termes de gommettes à l’échelle du territoire, pouvant parfois même se rapporter à leur lieu d’habitation.

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Carte des lieux prisés – Grand Public

Retrouvez plus d’infos sur les autres ateliers et conférences de l’événement sur le site: http://www.superdemain.fr/

 
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